Lancez une conversation

Il est important que les membres des communautés africaines, caraïbéennes et noires du Canada parlent du VIH avec leur famille, leurs amis et leurs partenaires sexuels. Lancez une conversation sur les façons de prévenir la transmission du VIH ou sur la vie avec le VIH, ou posez des questions pour vous renseigner sur le VIH. S’informer sur le VIH et en parler ouvertement peut améliorer la sensibilisation et la compréhension à l’égard du VIH et du sida, et réduire la stigmatisation liée au VIH ainsi que sa transmission.

Connaissez vos options de santé

Les connaissances sont la clé pour prendre des décisions éclairées à propos de votre santé. Le fait de connaître vos options peut réduire considérablement votre risque de transmission du VIH. Saviez-vous qu’une personne séropositive qui suit un traitement et qui maintient une « charge virale indétectable » (c’est-à-dire que la quantité de VIH dans son sang est si faible que les tests de dépistage de routine ne peuvent la détecter) a un risque négligeable de transmettre le VIH à ses partenaires sexuels? De plus, l’utilisation du condom masculin et féminin et les pratiques plus sécuritaires pour la consommation de drogues peuvent aider considérablement à prévenir la transmission du VIH.

Chez les personnes à risque élevé de VIH, la recherche a démontré que la prophylaxie préexposition (ou PrEP – soit la prise de médicaments anti-VIH par une personne séronégative) est un autre moyen nouveau et très efficace de prévenir la transmission du VIH. Par ailleurs, la prophylaxie postexposition (ou PPE – c’est-à-dire la prise d’un médicament anti-VIH après une exposition réelle ou possible au VIH, pour prévenir sa transmission) réduit de plus de 80 p. cent le risque de transmission.

Pour plus d’information, renseignez-vous auprès de votre organisme local de lutte contre le sida ou d’un professionnel de la santé. Et pour plus d’information sur le dépistage du VIH et les endroits où se faire dépister, consultez www.VIH411.ca.

Mettre fin à la stigmatisation

La stigmatisation et la discrimination fondées sur le genre, la race et l’orientation sexuelle sont d’importants obstacles à la prévention du VIH dans les communautés africaines, caraïbéennes et noires (ACN); elles peuvent affecter les taux de dépistage du VIH et la capacité des personnes vivant avec le VIH d’obtenir les traitements, les soins et le soutien dont elles ont besoin. Une conversation active sur les enjeux liés à la stigmatisation et la santé dans les communautés ACN – y compris la criminalisation du non-dévoilement du VIH – aide à informer les gens de leurs options, en plus de favoriser des services mieux intégrés dans le continuum du dépistage, des traitements et des soins, et de réduire la stigmatisation.

Lancez une conversation. Connaissez vos options santé. Faites cesser la stigmatisation.

Contexte

Plusieurs facteurs accroissent la vulnérabilité au VIH chez les personnes africaines, caraïbéennes et noires vivant avec le VIH ou à risque de le contracter. Ceux-ci incluent les expériences et l’impact du racisme combiné à d’autres formes de discrimination, comme celles fondées sur le genre, l’orientation sexuelle et le statut socioéconomique. Ces facteurs affectent l’accès à l’information, aux ressources et aux services ainsi que les occasions de prises de décisions relatives à la santé. (Falconer, 2005; ASPC, 2009)

Considérant ce contexte plus large, il est important d’accroître la sensibilisation au VIH, de promouvoir les options de prévention et le test du VIH sur une base régulière, et d’ouvrir la conversation sur le VIH dans les communautés africaines, caraïbéennes et noires du Canada.

[1] Dans le présent feuillet, nous utilisons l’expression « personnes africaines, caraïbéennes et noires » pour désigner les personnes venant de pays où le VIH est endémique. L’expression « personnes venant de pays où le VIH est endémique » est une catégorie épidémiologique souvent utilisée dans les activités de surveillance et de recherche sur le VIH/sida; elle désigne une population constituée largement de personnes noires d’ascendance africaine et caraïbéenne. Puisque des statistiques nationales ne sont pas disponibles pour les populations africaines, caraïbéennes et noires, le pourcentage susmentionné n’inclut pas les personnes africaines, caraïbéennes et noires qui ne viennent pas de pays où le VIH est endémique qui sont des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes ou des personnes qui s’injectent des drogues. Par conséquent, il est probable qu’il sous-estime la prévalence du VIH parmi les personnes ACN.

Réseau national sur le VIH/sida et les communautés noires, africaines et caraïbéennes (CHABAC)

Le CHABAC est un réseau national d’organismes, d’individus et d’autres dépositaires d’enjeux qui travaillent à la réponse à des enjeux liés au VIH et au sida dans les communautés africaines, caraïbéennes et noires du Canada. Notre vision est de mettre fin à l’épidémie du VIH/sida dans la population africaine, caraïbéenne et noire du Canada. Pour plus d’information sur le CHABAC, pour en devenir membre ou pour vous inscrire à son serveur de liste, visitez http://www.icad-cisd.com/index.php?option=com_content&view=article&id=533&Itemid=292&lang=fr. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter (@CHABACinfo) et aimer notre page Facebook.

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Sources: